Principes de la GIZC

 

 

Les arrangements

 
Pour faciliter la GIZC, nous distinguons trois types d’arrangements qui nécessite une attention.

Les arrangements institutionels

Ceux-ci prennent soin de la coordination des pratiques de gestion à différents niveaux (intégration verticale) et secteurs (intégration horizontale) des institutions publiques. Ces institutions (ministères, instituts de recherche, départements) doivent en principe exister, dans ce cas les liens entre elles doivent être renforcés. Si elles n’existent pas, elles doivent être créées.

Horizontale vs. verticale
La maîtrise de l’intégration est dépendante du temps: la planification commence par la coordination des plans des différents ministères et c’est au cours de ce processus d’évaluation que se fait l’intégration verticale de chaque ministère. L’inverse s’est passée aux Etats-Unis où les dispositions pour l’implication publique ont été élargies à travers le processus de planification et de mise en œuvre.
Rôles et responsabilitiés
Le rôle des institutions qui prennent part à la GIZC est triple
(UNEP95):
  • Un rôle exécutif, pour appliquer la décision,
  • Un rôle judiciaire, pour promulguer les règlements et directives, imposer des procédures et des standards et faire l’arbitrage,
  • Un rôle plus important encore, l’allocation des fonds, des mesures incitatives et des subventions.
A chaque niveau, on peut distinguer entre des responsabilités spécifiques. L’administration nationale doit être concernée par le développement et l’éxecution de la politique de gestion de la zone côtière, et désigne une agence pour conduire la gestion côtière au niveau national (Ex: un ministère). La politique doit être formulée dans un plan de base qui peut être utilisé pour informer les autorités à différents niveaux des intentions du gouvernement. L’administration régionale doit, selon son autorité, faire une planification plus détaillée et intégrée. Elle doit aussi coordonner les activités des autorités locales. L’administration locale a un planning détaillé, des tâches de développement et d’iéxecution.
 

Les arrangements législatifs

La juridiction sur la zone côtière est très complexe. Dans de nombreux pays la zone côtière marine est sous l’autorité du gouvernement régional. La zone entre 12 et 200 miles nautiques doit être – souvent est- prétendue comme une zone économique exclusive depuis l’application de la convention sur la mer en 1982. Le rivage est de la compétence des autorités locales, la défense de la mer doit relever de la juridiction d’une institution, qui sera responsable de la sécurité contre les inondations (Ex: un conseil de l’eau). Plus encore, certains pays permettent la propriété privée de la plage, et les institutions de conservation de la nature doivent posséder de grandes zones côtières, dont la mer, le rivage ou les deux à la fois.

C’est la situation dans laquelle la GIZC opère. Le programme GIZC doit être appliqué à l’ensemble de l’aire géographique impliquée dans les problèmes en question sans tenir compte des aspects legislatifs. Ainsi, la zone où sera appliquée le programme, va n’importe comment traverser les frontières législatives et mêmes internationales, si nécessaires. Pour qu’un programme GIZC soit minutieusement conçu. Il doit tenir compte de la nécessité d’avoir une autorité légale pour réguler les activités en mer et sur terre. Dans certains cas cette autorité existe déjà, elle ne doit pas être remplacée mais intégrée ultérieurement dans le processus de la GIZC.

Exemple de zone complexe

Map of the waddensea conservation areaExemple d’un programme GIZC (le projet Waddensea) dans une zone traversée par plusieurs frontières. Le projet comprend des parties de la mer et du rivage se trouvant dans trois pays, et dans chaque pays plusieurs provinces et de nombreuses communautés sont concernées. Les conférences tripartites se tiennent chaque 3-4 ans au niveau le plus élevé de la prise de décision dans le cadre de la collaboration. Dans le temps qui sépare les conférences gouvernementales le groupe de travail à trois (tripartite. TWG), en tant que groupe permanent se rencontre en moyenne, trois à quatre fois par an. Le groupe de travail à trois est composé de fonctionnaires du ministère responsable et d’autres ministères ainsi que des autorités localesconcernées.

Les arrangements financiers

L’importance des fonds nécessaires varie durant les différentes étapes et varie selon le cadre spécifique d’une région. Il existe des institutions ayant un personnel qualifié formé dans les disciplines appropriée, ayant de l’expérience, disposant de beaucoup d’informations (sur le milieu côtier), dans ce cas les étapes d’initiation et de planification ne nécessitent pas de grosses sommes d’argent. Le personnel mentionné ci-dessus pourrait être délégué au bureau de la GIZC ne laissant que peu de postes à financer. Le financement de ces postes doit être obtenu du gouvernement ou d’organismes internationaux.

Cependant, si la formation du personnel est nécesaire, ou des structures doivent être mises en place, les besoins financiers augmentent. Ceci est particulièrement valable lorsque durant la phase de mise en œuvre, de grands projets sur la zone côtière débutent. Heureusement, depuis le sommet de la terre en 1992, les agences internationales et les donateurs sont de plus en plus disponibles à financer ds activités de la GIZC. Une des raisons est que les conventions internationales précisent qu’au niveau national les activités en zone côtière doivent être menées dans le cadre de la GIZC. Les fonds pourraient être obtenus de la banque mondiale, une banque régionale de développement, le GEF (Global Environment Facility) et de nombreuses agences internationales d’aide.

La Communauté européenne finance des projets relatifs à la GIZC. Voir information.

 

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